Joseph de Chastonay
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Biographie
Jean Joseph de Chastonay naît dans sa ville d'origine, Sierre. Son père, Victor, est une figure du parti conservateur catholique valaisancite-ref-0-1-0[1]. Son oncle, Jean-Marie, est conseiller d'État, de même que son cousin Oscar, fils de son autre oncle Gaspard.
Il fait ses études aux collèges de Dôle, Sion et Fribourg et obtient une maturité classique. Il étudie ensuite le droit aux universités de Munich, Paris et Vienne, et achève un doctorat en droit à l'Université de Fribourg en 1906cite-ref-1-2-0[2].
Rentré en Valais, il obtient ses brevets d'avocat et de notaire (après un stage chez Joseph Kuntschen) et ouvre son étude à Sierre vers 1900cite-ref-2-3-0[3]. En 1913, il fonde le Crédit Sierrois (qui sera racheté en 1957 par l'UBScite-ref-4[4]). Il fonde ensuite l'imprimerie sierroise, dont il sera président du conseil d'administration, et en 1927, la Patrie valaisanne, journal du parti conservateur valaisancite-ref-1-2-1[2].
La cinquantaine passée, il commence à subir des atteintes à sa santé. Après que celle-ci a décliné rapidement, il effectue le pèlerinage de Lourdes, et est finalement hospitalisé au sanatorium Victoria de Berne, où il décède en 1937, à 57 anscite-ref-2-3-1[3].
Parcours politique
Comme son père, Joseph de Chastonay s'engage dans le parti chrétien conservateur. Il commence son parcours politique à l'échelon communal, dans sa ville de Sierre : il est élu en 1912 au Conseil municipal. Il prend en charge la section de police, et est également secrétaire de l'assemblée primairecite-ref-3-5-0[5]. Lors des élections fédérales de 1917, il est candidat au Conseil national, mais n'est pas élu au profit de Victor Petrigcite-ref-6[6].
En 1920, il est candidat à la succession d'Hermann Seiler au Conseil d'État valaisan. Son élection par le Grand Conseil le 19 mai est compliquée, le parti conservateur n'étant pas parvenu à s'entendre sur une candidature unique pouvant rassembler les francophones et les germanophonescite-ref-7[7]. De Chastonay obtient finalement 64 voix sur 99 et bat ainsi son concurrent Oscar Walpen ; il démissionne alors de son poste à l'exécutif sierroiscite-ref-3-5-1[5]. Au sein du Conseil d'État, Joseph de Chastonay prend la tête du département des finances, et met en projet l'élaboration d'une loi sur l'impositioncite-ref-3-5-2[5].
À la fin de son premier mandat en 1925, le parti conservateur décide d'accorder un siège au Conseil d'État au parti libéral, ce siège devant être en principe pris à l'un des deux élus du Valais centralcite-ref-4-8-0[8]. Après plusieurs tractations sur fond de tensions entre les différentes régions, de Chastonay (qui a offert de se désister en faveur de son collègue Joseph Kuntschen) n'est pas retenu sur la liste que son parti présente pour l'exécutif cantonalcite-ref-4-8-1[8]cite-ref-9[9]cite-ref-10[10]cite-ref-11[11]. Les conservateurs haut-valaisans décident toutefois de lancer une liste dissidente comportant Joseph de Chastonay, mais ce dernier décline sa candidature, ainsi que pour le second tour lorsque deux sièges entrent en ballotagecite-ref-12[12]cite-ref-13[13]. De Chastonay est ainsi prématurément écarté de son poste, mais son geste ne sera pas rendu par son particite-ref-2-3-2[3].
Notes et références
cite-note-0-11. « Joseph de Chastonay » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
cite-note-1-22. m-1937a-m-1937A. M., « Mort d'un ancien conseiller d'État valaisan M. Joseph de Chastonay », Le Confédéré, 13 septembre 1937, p. 2 (lire en ligne)
cite-note-2-33. t-1937a-t-1937A. T., « M. Joseph de Chastonay », La Patrie valaisanne, 15 septembre 1937, p. 1 (lire en ligne)
cite-note-44. ↑ gabbud2012jean-yves-gabbud2012Jean-Yves Gabbud, « Les étapes d'UBS en Valais », Le Nouvelliste, 23 juin 2012 (lire en ligne)
cite-note-3-55. 1937« † Joseph de Chastonay », Journal de Sierre, vol. 21, no 73, 15 septembre 1937, p. 2 (lire en ligne )
cite-note-66. ↑ 1917« Les Élections Fédérales dans le Valais », Le Nouvelliste, 30 octobre 1917, p. 3 (lire en ligne)
cite-note-77. ↑ b-1920B., « Grand Conseil : séance du 19 mai 1920 : Élections », Le Confédéré, 21 mai 1920, p. 2 (lire en ligne)
cite-note-4-88. 1925« Autour des élections du Conseil d'État : l'assemblée des délégués du parti conservateur valaisan », Journal et feuille d’avis du Valais, 24 février 1925, p. 2-3 (lire en ligne)
cite-note-99. ↑ 1925« Élections du 1 mars : les candidats conservateurs », Le Confédéré, 23 février 1925, p. 2 (lire en ligne)
cite-note-1010. ↑ 1925« La politique valaisanne », La Liberté, 24 février 1925, p. 1 (lire en ligne)
cite-note-1111. ↑ saint-maurice1925ch-saint-maurice1925Ch. Saint-Maurice, « L'Assemblée conservatrice cantonale », Le Nouvelliste, 24 février 1925, p. 1 (lire en ligne )
cite-note-1212. ↑ saint-maurice1925ch-saint-maurice1925Ch. Saint-Maurice, « Tous à la citadelle », Le Nouvelliste, 28 février 1925, p. 1 (lire en ligne )
cite-note-1313. ↑ 1925« Autour de l'élection au Conseil d'État : chez les conservateur », Le Valais, 7 mars 1925, p. 2 (lire en ligne )
Liens externes
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